Foire - ARCOMadrid 2026

Selebe Yoon a le plaisir d'annoncer sa deuxième participation à ARCO Madrid dans la section OPENING, avec un stand duo présentant les œuvres des artistes sénégalais Alioune Diouf et Fatim Soumaré. Retrouvez-nous au stand 9OP18.

À cette occasion, Fatim Soumaré présente deux sculptures en coton tissé à grande échelle issues de son projet mondial « The Caravan’s Road » (2025), où chaque pièce représente un vaisseau transportant l'histoire d'un lieu et d'un collectif impliqué dans sa création. Dans ces deux sculptures, des fils de coton Falé s'étendent de haut en bas en formant des vignes apparemment infinies, dessinant une carte entrelacée. Des chutes de laine provenant de tapis amazighs confectionnés par les derniers tailleurs de Khénifra, au Maroc, sont utilisées pour créer ces lianes traînantes, que l'artiste appelle Laxass (en référence au mot wolof désignant la coiffure protectrice) afin de transmettre le soin apporté à chaque étape de sa quête de survie. Les récipients en cuivre, fabriqués par Mohamed Lidarssa en Tunisie, alourdissent les pièces verticales, tissées sur un métier à tisser vertical. La gravité du cuivre ajoute de la tension au fil, mais symbolise également la collaboration comme un acte non seulement social, mais aussi vital qui rétablit l'équilibre. Au cours du processus de travail, l'artiste a fait appel à des tisserands et artisans qualifiés pour partager leurs connaissances personnelles à travers l'acte de tissage collectif. Les formations de bulles sur les vignes, appelées « tumeurs » dans le jargon biologique, font référence aux plantes qui guérissent l'arbre, une métaphore de la guérison du coton et de son histoire. Dans « The Caravan's Road », Fatim Soumaré retrace la présence endémique du coton comme symbole d'interconnexion à travers le continent africain, en accordant une attention particulière à sa manifestation dans l'artisanat ancestral. Elle examine les liens entre les espaces géographiques et mémoriels façonnés par le commerce transsaharien, soulignant la domestication du coton comme produit des réseaux et des échanges, ainsi que son rôle dans la colonisation. À travers ses voyages collaboratifs, les recherches de Soumaré se concentrent sur les continuités et les divergences technoculturelles dans les pratiques, avec une attention particulière pour les transformations postcoloniales, l'organisation sociale et les modes de transmission des connaissances, en particulier tels qu'ils existent aujourd'hui. 

Alioune Diouf — « celui qui dormait sans jamais fermer les yeux de son esprit » [Pape Samba Kane] — dans la cour du Laboratoire Agit’Art à Dakar, a absorbé à la fois l'héritage artistique de l'après-indépendance des années 1990 et la vitalité subversive qui a défini cette époque. Son travail intègre l'héritage spirituel et les mythologies ancestrales du cycle de la vie dans sa pratique artistique. Son univers pictural, à la fois gracieux et déroutant, se caractérise par des figures zoomorphes entrelacées, influencées par les croyances et les systèmes ouest-africains. Dans la sélection de dessins présentés à ARCO Madrid 2026, Alioune Diouf s'inspire de la spiritualité sérère, où l'environnement naturel est considéré comme la source de la connaissance et de l'existence. L'œuf cosmique primordial, souvent présent au centre de ses compositions, représente un microcosme de l'univers, et la compréhension iconographique s'appuie sur diverses croyances culturelles, religieuses et historiques, symbolisant le monde et son âme. Comme l'artiste le dit souvent, l'oiseau est l'esprit, toujours éveillé et infini, supervisant la présence de l'homme sur terre - une écologie ancestrale de l'essence de la vie. Il imagine ainsi des créatures hybrides pour tenter de saisir l'esprit dans sa multiplicité infinie, invisible à l'œil nu. Pour accentuer cette compréhension élémentaire, Diouf utilise du charbon de bois et des pigments naturels afin de consolider son attachement à la terre. Pleine de poésie et de compassion, l'œuvre d'Alioune Diouf traite de l'état le plus sacré et le plus pur de l'être humain.


HEURES D'OUVERTURE ARCOmadrid

Mercredi 4 mars 2026 | 11h00 - 20h00 (sur invitation)
Jeudi 5 mars 2026 | 12h00 - 20h00 (sur invitation)
Vendredi 6 mars 2026 | 12h00 - 15h00 (sur invitation) | 15h00 - 20h00 (public)
Samedi 7 mars 2026 | 12h00 - 20h00 (public)
Dimanche 8 mars 2026 | 12h00 - 18h00 (public)

Lieu
IFEMA MADRID – Recinto Ferial, Av. Partenón 5, 28042 Madrid

Pavillons
Connexion 5-7, Connexion 7-9, Hall 7, Hall 9

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Résidence de recherche - Atelier ouvert avec Amira Lamti