Exposition – « FIRE. From the Cosmos to the Commons. » au Mémorial Saint-Nicolas à Hambourg

© Daria Kulnina

« FIRE » est la deuxième exposition de la série « City Curator »intitulée « From the Cosmos to the Commons : Five Years –Five Elements ». Cette série se concentre sur les forces élémentaires duCosmos(2025),du Feu(2026), del’Air(2027),de la Terre(2028) etde l’Eau(2029), en consacrant une année à chacune d’entre elles. Ensemble, elles nous invitent à porter notre regard vers l’horizon d’une sphère publique planétaire, guidés par un sentiment de « pas encore », une conscience intuitive de ce qui pourrait émerger.

« FIRE. From the Cosmos to the Commons. » est la deuxième exposition d’art public organisée à Hambourg sur le thème des cinq forces élémentaires. Cette exposition, dont la commissaire est Joanna Warsza, s’intéresse aux origines du terme « apocalypse », dérivé du grec Apokalypsis (ἀποκάλυψις), qui signifie « révélation » ou « mise au jour ». En ce sens, l’apocalypse n’est pas un événement lointain, mais un état permanent. Au-delà des cadres de référence occidentaux, les communautés autochtones et d’autres peuples historiquement marginalisés ont depuis longtemps recours à des récits apocalyptiques pour décrire des expériences traumatisantes qui semblent marquer la fin du monde, notamment la colonisation, les déplacements de population et la dévastation écologique. 

FIREprésente une série de commandes d’art public réalisées par des artistes basés à Hambourg et à l’international, proposant des interprétations politiques, écologiques et spirituelles à une époque marquée par une urgence profonde. Nos ancêtres ont, à un moment donné, appris à dompter ce feu omniprésent. Aujourd’hui, nous le maîtrisons et le libérons à la fois : nous maîtrisons la combustion tout en continuant à brûler des combustibles fossiles jour et nuit, épuisant ainsi les ressources de la planète et son climat.FIREaborde ce sentiment omniprésent de catastrophe imminente tout en s’interrogeant sur la manière dont le poison pourrait devenir remède, la confusion une force, et la perte une source de renouveau et de résilience.

Le projet se déroule au Mémorial Saint-Nicolas, une ancienne église située au cœur de Hambourg qui a été détruite à deux reprises par un incendie au cours de son histoire. N’ayant jamais été reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, elle est aujourd’hui un lieu de mémoire et de rencontre, offrant un espace pour découvrir les causes et les conséquences de la guerre. Elle associe le souvenir de la destruction et de la perte irréparable à l’espoir et à une volonté collective de reconstruction. Dans ce contexte, les œuvres d’art contemporain fonctionnent comme des « rencontres imprévues », invitant à réfléchir à la manière de briser le cycle de la destruction et du renouveau et d’évoluer vers des formes de coexistence planétaire fondées sur la bienveillance, la justice et la non-violence.

À cette occasion, du 21 juin au 21 septembre 2026, des œuvres issues de la série « Nature Morte » de Hamedine Kane sont exposées et peuvent être vues de jour comme de nuit.

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